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dimanche 21 avril 2013

THE GRANDMASTER..... la critique!!!




 Ce weekend j'ai enfin pu aller voir ce film que j’attendais depuis quelques temps...le fameux The grandmaster.
Il y a pas mal de choses à dire mais je vais essayer d'être assez bref et précis sans vous dévoiler l'intrigue.

Du grand Wong Kar Wai

Le réalisateur Chinois s'est entouré d'une équipe de choc avec comme stars les acteurs Tony Leung et Zhang Ziyi et pour la chorégraphie des combats de l'inévitable Yuen Woo-Ping ("il était une fois en chine", ect...).
dans le rôle d'Ip man, Tony Leung est très charismatique et joue comme à son habitude avec une justesse et une émotion qui ne passent que par son de regard hors pair.
Quand à Zhang Ziyi avec son jeu, elle allie beauté et classe dans son superbe manteau d'hiver .Elle est bluffante tant dans les scènes d'émotions que dans les scènes d'actions.

Wong Kar-Wai nous a délivré une fresque historique d'une époque où le Kung-fu jouait un rôle majeur dans le patrimoine Chinois.Celle-ci est dépeinte d'une façon telle que les mots et l'action n'ont pas besoin de tenir les premiers rôles.
Ils sont simplement les conséquences ou plutôt les réponses aux questions que les protagonistes se posent.
La beauté des images, des plans choisis, de la B.O, en bref l'esthétisme du film est époustouflant.On y trouve aussi un humour subtil et courtois typiquement chinois que personnellement j'affectionne beaucoup

The Grandmaster versus Ip man?

Pas mal de personnes ont sans doute cru que ce film serait un film de kung-fu type genre "beat them up" (frappez les tous) comme on en a connu jusqu’à très récemment. Ceux-là seront déçus.
Ce film est à mon sens la digne représentation de ce que sont les arts martiaux....Un art.
Derrière chaque dialogue et derrière chaque combat il y a un motif, une raison, un devoir.
Le fait de se battre revêt une signification plus profonde que ce qu'il n'y paraît. On entre réellement de plein pieds dans ce qu'était la culture chinoise des années 1930 à 1950.
Ça  parle de filiation, de partage, de connaissances martiales, de doutes concernant les rivalités Nord/Sud et la faculté de voir plus loin que nos propres frontières.

Naturellement (et c'est humain) on est tenté de le comparer au film "Ip man" de Wilson Ip avec comme star Donnie Yen qui était superbe dedans (surtout dans le premier).
Ces deux film ne jouent pas dans la même catégorie.
"Ip man" est un de ces films qui permet au grand public de se familiariser sans trop de mal avec un style de combat qui était méconnu en France. Ce film là est une sorte de Blockbuster qui met tout le monde d'accord car il est très accessible : scénario simple et scènes d'actions sont à couper le souffle! La seule chose que l'on veut faire après l'avoir vu c'est s'inscrire au plus vite dans un club Wing Chun !!

The Grandmaster est son opposé . Il retranscrit avec réalisme la vie d' Ip man et l'on se rend compte de la dureté de sa vie sous l'occupation japonaise, et ce de manière plus crédible que dans la version de Wilson Ip.
Les faits relatés sont fidèles à ce que vous aurez pu lire sur lui ce qui rajoute une proximité émotionnelle.
Tout au long de ce film, on perçoit que le sacrifice est une valeur chère aux grands maîtres d'arts martiaux prêts à prendre tous les risques pour protéger ou propager un héritage.
Chaque personnage a son ambition propre, et les aléas de la vie leur rappelle qu'il y a des défaites autres que celles face à un adversaire provoqué en duel.
Tous les aspects du films, en passant de l'esthétisme à l'action, sont en parfaite harmonie. On ressent calme et sérénité, un bel équilibre comme entre le Ying et le Yang. Tout ce qu'un grand maître dégage rien que par sa stature.

En conclusion:

Allez voir ce film! Si vous êtes fan de Wong Kar-Wai, d'histoire, d'arts martiaux et de l'Asie foncez!


Bye bye

Réré MIND.






mardi 9 avril 2013

  Résultats et analyse de la coupe de France de sanda organisée par la FFKDA à Saint-Maur-des-Fossés .



Toute première fois


1/Mise en situation.
Ce dimanche constituait en soi un gros événement pour les participants  et moi-même à cette compétition. C’était notre première fois .Et oui je n’ai pas de mal à en parler comme vous pouvez le constater !
Mes 2 élèves compétiteurs (Nicolas et Sandro,15 ans) n’avaient jamais auparavant expérimenté le combat à proprement parler.

Certes nous faisons des assauts techniques et autres sparrings mais cela n‘équivaut en rien aux sensations que l’on ressent lorsque l’on affronte un individu sorti de nulle part  et qui semble prêt à vous mettre une raclée à tout prix.

Pour ma part c’était la première fois que j’allais m’asseoir sur la chaise du coach et croyez moi c’est  comme si vous étiez sur le ring …sauf que vous ne pouvez pas agir!
Je me sentais à titre de comparaison un peu comme Sir Alex Ferguson lorsqu’il commença à entrainer Manchester United il y a plus de 25 ans.

2/Place au spectacle.
Levé un dimanche  à 7h du matin, arrivée à Saint Maur à 8h40, début de la pesée prévu à 9h, et véritable horaire de la pesée à ... 11h !! On a vite fait le calcul, on aurait au moins pû se lever à 8h.
L’attente fût rude pour les jeunes car il a fallu garder son calme et ne pas perdre leur concentration et leur confiance. Nico à combattu chez les poids paille (j’adore le nom de cette catégorie) et Sandro chez les – de 70kgs. Il m’avait assuré être à 63kgs mais la balance officielle l’a pesé à 65… !
 Nous commencions déjà avec un souci. Plus les matchs se rapprochaient, plus la tension gagnait Sandro .On était venu à cette compétition qui est vraiment hors sujet par rapport au Wing chun  que nous pratiquons  juste pour ça …
Avoir peur avoir le gros stress.Notre objectif est le championnat inter discipline ou le règlement est plus libre et bien entendu pour se préparer il faut toujours se tester. Gagner  ou perdre était plus que secondaire il fallait juste qu’ils trouvent leur rythme en combat et surtout dompter le stress.

Sandro à effectué  deux combats dont un très dur face à un adversaire qui venait pour tout plier. C’était censé être à la touche, les images parlent d’elle-même, on était en plein contact mais passons. Sandro n’a pas fait le match qu’il attendait et je pense pareil que lui la faute à qui à quoi ?
C’est compliqué une première fois : on ne maitrise pas grand-chose on se met la pression, on oublie les principes de base, voir même nos qualités bref on se retrouve avec pas grand-chose dans l’arène et forcément ça fait mal. Il a été battu par plus fort que lui, les regrets résident dans le fait de ne pas avoir pû montrer ses qualités et de ne pas avoir été plus solide mentalement.





Justement lors du deuxième combat il a montré du courage et de l’abnégation malgré qu’il n’était plus du tout frais et avait déjà les muscles tétanisés par le stress de son 1er combat ( il n’y a eu que 10 mn de pause entre les  deux combats) .La stratégie était simple : faire  du basique  garder les mains aux niveau du visage , ne frapper que quand il y avait une ouverture et essayer de pousser son adversaire hors du ring si celui-ci se trouvait près du bord. Le combat à été physiquement difficile mais il a obtenu le match nul. Il y a eu un début de 3 éme round dominé par Sandro mais vu que c’était un championnat à 3 il n’y avait pas nécessité  de faire une  3éme manche,dommage…






3/Champion.

La journée de Nicolas est très simple à résumer : 1 match, 1 finale, 1 victoire et 1 médaille d’or.
Des jeunes de 15 ans et moins de 50kgs qui font un sport de combat en compétition, il n'y en a pas 150. Son mérite est d’avoir été là et surtout d’avoir fait le job.
Je ne vais pas vous le sur-vendre en vous disant que c’est un génie ect, ect mais il a fait un combat extrêmement propre, je n’aurai jamais crû que l’on pouvait suivre autant à la lettre la stratégie mise en place et la combiner avec les attitudes et intentions adéquates.
Son adversaire était à mon sens faible : il avait juste une jambe et un bras mais Nico a bossé comme si en face c’était un champion du monde. Il ne l’a pas épargné pour autant ni pris de haut en tentant des coups  inédit en France et ça j’ai adoré. Il l’a travaillé de haut en bas, changements d’axes, jabs et cross s’enchainant comme les vagues sur une plage à Hawaï .Ok j’arrête de vous vendre du rêve.
Je n’avais jamais vu quelqu’un d’aussi détendu pour son premier combat officiel .Bravo à lui !







4/Le bilan.
On a un champion de – 50kgs que l’on peut désormais appeler le garçon de paille et un 2éme ex-æquo en – de 70kgs qui aura compris que le mental est primordial lors d’un grand événement et que le stress est un vrai coupe-jambes.
En ce qui me concerne, les avoir emmenés à cette compétition fût une belle expérience car ils n’avaient jamais  fait de boxe, juste du kung–fu wing chun où les concepts et attitudes diffèrent énormément. Les autres participants pratiquaient depuis 3 voir 4 ans cette boxe qu’est le sanda alors que mes jeunes n’ont que 1 an et demi de kung-fu wing chun dans les pattes. On te remercie Ip man!





Mention spécial à Adrien et Ann d’être venus et de nous avoir soutenus sans relâche.

Byebye !