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dimanche 12 mai 2013

Notions des 4 éléments: Le métal





Bonjour à tous!
Nous revoilà avec une nouvelle rubrique basée sur le symbolisme dans les arts martiaux.
Bonne lecture à vous!

La notion des éléments terre, eau, feu, vent et métal est un principe que tout artiste martial a déjà entendu lors de son parcours.
Penons le métal pour préambule à cette saga.

Le métal, ma structure.

L’élément métal  fait appel aux notions de force et de structure . La métaphore avec les charpentes métalliques afin de mettre en lumière l’idée sous-jacente de cet élément  risquerait d’être sujette aux mauvaises interprétations.
Partons alors d’un amortisseur automobile fait de métal
En effet ce dernier de part sa matière première est fort, et peu enclin à l’élasticité, cependant en lui attribuant une forme spirale, il peut se permettre d’absorber de grandes forces grâce au pouvoir de compression que lui procure sa forme en dépit de son fond, et par la suite redistribuer cette force qui de nouveau grâce à sa forme permet de potentialiser cette dernière afin de la repousser.
L’artiste martial devrait tirer ici un profond enseignement car c’est sa structure qui pourra lui permettre de minimiser son exposition ainsi que d’absorber la force d’un adversaire plus fort et plus lourd que lui.




Et la forme spirale me direz-vous ?

A l’instar de l’amortisseur qui fixe les roues d’un véhicule au sol et lui permettre son adhérence, la forme chez l’artiste martial se situerait dans ses jambes ! Cela est vrai mais quelque peu réducteur si on considère que le haut de notre corps est le véhicule, nos jambes les amortisseurs et que nos pieds en sont les roues.
En fait il ne faut pas sous estimer l’indépendance de tous nos membres et un véhicule n’est autre qu’une masse ne pouvant prendre qu’une seule direction à la fois. Hors, nous autres humains pouvons donner un sens à un bras et un sens opposé à l’autre et ceci simultanément !
Alors selon toute logique, il serait bon de considérer chacune de nos articulations comme des amortisseurs capables d’absorber et de générer de grandes forces, sans pour autant en oublier le fond, entendons par là qu’un amortisseur est limité de par sa nature … le métal.
L’élément métal ici est mis en exergue.

Mise en pratique au travers d’une réflexion !

Un vieil adage dit « Ce qui est dur, casse ! Mieux vaut savoir plier comme le roseau aux cris du vent »
La structure du roseau reste fixe (fond) cependant il ploie (forme).
Plus concrètement avec un exemple :
Faudrait il considérer le poing comme une unité fixe et dure ou alors comme la somme de plusieurs articulations qu’il faudrait laisser souples au moment de l’impact afin que le poing s’adapte totalement à la surface rencontrée ?

Dans le cas du Wing-Chun kung-fu nos amortisseurs sont toutes nos articulations telles que nos poignets, nos coudes, nos genoux etc ..  qui nous permettent selon les techniques utilisées d'intercepter, de dévier ou d'absorber les attaques de l'adversaire.
Selon notre manière de pratiquer et tout comme dans le monde automobile, il existe donc plusieurs formes de structures plus ou moins rigides ou plus ou moins souples.
Certains la voudraient plus souple, presque élastique tandis que d'autres la voudraient plus résistante comme de la pierre.

Et vous,comment est votre structure?
Laissez nous un petit message juste en bas!

Samovic et Réré Mind pour Defense Kwoon.

lundi 29 avril 2013

Reflexions martiales episode 1



A toi, pratiquant d’arts martiaux…



Ce titre n'a rien d'anodin. Il te faudra bien y réfléchir afin de te déterminer ! Mais se déterminer en tant que quoi me direz vous ? Je vais tenter d’expliquer et d’approfondir ma pensée.

Bonjour, je suis un pratiquant d'arts martiaux.


L’adjectif pratiquant vient du mot pratique et laisse naturellement  place à l’idée de loisir ou pire encore, de dilettante. Hors ce dernier est accolé aux mots arts et martiaux ou littéralement, arts de la guerre! 

Oui Houston... Il est possible que nous ayons un problème.


On peut aisément y voir le paradoxe, et c'est bien pour cela que je vais vous demander un positionnement honnête et clair même si, on est bien d'accord tout n'est ni noir ni blanc.

Voici un petit idéal type du pratiquant qui n'engage que moi :
Le pratiquant d'arts martiaux  est une personne qui assiste aux cours de manière régulière et assidue.Il fournit des efforts afin de voir son niveau de départ qui était souvent proche du zéro se multiplier par un, deux, trois ou cinq sur une année.Il se pose un tas de questions sur telle ou telle technique, les apprend et les ressort, voir même les compile mais il lui manque toujours quelque chose.Ce quelque chose qui lui permettrait de penser qu'il maîtrise sa discipline, son art.

Le pratiquant privilégie l'aspect exutoire de son art ou bien la partie plus ludique sans pour autant négliger l'enseignement de son professeur.Il s'implique plus ou moins selon son degré de fatigue, le déroulement de sa journée qui n'a pas été de tout repos.

Je ré-précise que ceci est un idéal type et qu'il est fort possible de lui ajouter des éléments comme il serait possible de le lui en ôter.

Bonsoir, je suis un artiste martial. 
 
De nos jours, les arts martiaux n’ont plus vocation à tuer dans le sens littéral mais l’esprit demeure le même dans sa pratique. Je parle ici de l’engagement.
Un artiste martial se devrait de par son engagement à faire évoluer son art sans le détourner ou le dénaturer de sa fonction pour laquelle il est apparu. Ainsi l’engagement reste une des composantes majeures du mot « martial »
Alors l’engagement c’est quoi ?
Tout d’abord, dans engagement il y a une notion forte de sincérité. Selon moi, l’artiste martial se différenciera du pratiquant d’arts martiaux par sa sincérité, j’entends par là un engagement total et à tout moment.
Petite mise en lumière ?
L’artiste martial, se doit de porter sa sincérité dans chaque blocage, chaque coup de poing ou coup de pied.
La détermination prend ici aussi une place importante, lorsque l’artiste martial prend la décision de porter un coup, ce dernier ne doit avoir qu’un seul objectif, atteindre sa cible faisant fit de toutes autres notions parasites telles que la peur ou encore l’hésitation.

Ce dernier, lors de l'entrainement ne cherche pas à comprendre : on lui à dit de faire il fait.  Attention ce n'est pas qu'il soit lobotomisé ou un béni oui-oui . C'est juste que lorsqu'il rentre chez lui et qu'il repense à son entrainement il cherchera une manière d'optimiser le premier résultat obtenu à l'entrainement en le reproduisant chez lui dans un travail, un entrainement personnel .
Les danseurs, les comédiens, les musiciens en somme les artistes ont tous cette envie de se dépasser à chaque instant.

Dans les deux cas décris ci-dessus les deux sont très bien : il n'y a pas de bon ou de mauvais, seule la place que l'on donne dans sa vie à son art change.Il est même fort probable que l'on puisse passer de l'un et l'autre et vice versa selon le temps qui passe ,le mode de vie choisi, etc...
L’engagement est la résultante de la détermination additionnée à la somme des actions sincères.
Alors, êtes vous pratiquant ou artiste martial ? On attend vos réponses!



Samovitch et Réré Mind pour Defense Kwoon !